Le campêche, arbre épineux des forêts littorales d'Amérique centrale et des Caraïbes, fut longtemps convoité pour son bois rouge sombre, source d'une teinture précieuse dès le XVIe siècle. Les peuples mayas et les communautés créoles des Antilles lui reconnaissaient aussi des vertus médicinales, transmises de génération en génération à travers les décoctions de bois et d'écorce.
La décoction de bois de campêche était employée dans les Caraïbes et en Amérique centrale pour apaiser les désordres digestifs, notamment les diarrhées, en raison de la forte teneur en tanins du bois.
Le colorant extrait du cœur du bois, l'hématoxyline, servait non seulement à la teinture des textiles mais aussi, dans certaines traditions populaires, en applications externes pour ses propriétés astringentes.
Dans la pharmacopée populaire créole, une décoction légère de copeaux de bois était parfois donnée pour accompagner les états fébriles, toujours en complément d'autres soins.
Certaines traditions rurales d'Amérique centrale rapportent un usage du campêche lié aux cycles féminins, un emploi aujourd'hui peu documenté scientifiquement et à considérer avec grande prudence.
Ne jamais dépasser de faibles quantités : le bois de campêche est riche en tanins et en composés colorants pouvant irriter le tube digestif à forte dose. Déconseillé formellement durant la grossesse et l'allaitement en raison d'un usage traditionnel lié aux cycles féminins, non documenté scientifiquement et potentiellement à risque. Éviter chez l'enfant et en cas de traitement médicamenteux en cours, notamment anticoagulant, sans avis d'un professionnel de santé. Un usage prolongé ou à dose élevée n'est pas recommandé sans encadrement, les données de toxicité modernes étant limitées.
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