Grand arbre à l'écorce grise et au feuillage brillant et odorant, le camphrier pousse depuis des siècles en Chine, à Taïwan et au Japon, où l'on distillait déjà son bois pour en extraire le camphre bien avant que ce dernier ne gagne les pharmacopées d'Occident. Ce parfum vif et pénétrant, associé au froid et à la fraîcheur, a longtemps servi à écarter les insectes des étoffes autant qu'à soulager les corps douloureux.
Le camphre était traditionnellement incorporé à des baumes et onguents appliqués en friction sur les muscles endoloris ou les articulations, pour l'effet chauffant puis rafraîchissant qu'il procure sur la peau.
En inhalation ou en baume à respirer, la vapeur camphrée était utilisée traditionnellement pour dégager les voies nasales et accompagner les refroidissements de l'hiver.
Des morceaux de bois de camphrier ou des sachets de copeaux étaient placés dans les armoires et les coffres pour éloigner mites et insectes du linge et des tissus précieux.
Diluée avec grand soin, l'essence de camphre entrait dans des préparations destinées à apaiser certaines irritations superficielles de la peau, toujours en usage externe et localisé.
Le camphre est une substance toxique par voie interne : il ne doit jamais être ingéré et l'huile essentielle ne doit jamais être utilisée pure sur la peau sans dilution appropriée par un professionnel. Formellement déconseillé chez la femme enceinte ou allaitante, ainsi que chez le nourrisson et le jeune enfant, en raison de risques neurologiques et respiratoires connus. Personnes épileptiques ou sujettes aux convulsions : le camphre peut être neurotoxique et abaisser le seuil épileptogène, à éviter sans avis médical. L'usage de l'huile essentielle ou du camphre concentré doit toujours se faire sous la conduite d'un professionnel de santé ou d'un aromathérapeute qualifié.
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PFAF, PubMed