Dans les pharmacopées traditionnelles chinoises, le tubercule de Corydalis yanhusuo, appelé Yan Hu Suo, occupe une place ancienne parmi les plantes destinées à soulager les douleurs et à faire circuler ce que les anciens praticiens nommaient le sang et le souffle stagnants. Cultivée depuis des siècles dans les régions du Zhejiang, elle fut consignée dans de nombreux traités de matière médicale comme remède des douleurs tenaces. Son usage relève d'un savoir empirique transmis de génération en génération, encadré aujourd'hui par la pharmacopée chinoise elle-même.
Le tubercule était traditionnellement employé pour apaiser les douleurs diffuses, notamment celles attribuées à une stagnation du sang selon la médecine chinoise, comme les douleurs menstruelles, lombaires ou thoraciques.
Il figurait parmi les remèdes utilisés contre les douleurs d'estomac et les spasmes digestifs, souvent associé à d'autres plantes dans des formules composées.
Dans la théorie médicale chinoise, cette racine était réputée 'faire circuler le sang' et lever les blocages énergétiques responsables de douleurs localisées.
Certains textes traditionnels lui attribuaient une action légèrement calmante, utilisée en complément dans des préparations visant à détendre en cas de douleur persistante.
Plante à alcaloïdes actifs (dont la tétrahydropalmatine) : ne pas utiliser sans l'avis d'un professionnel de santé formé à la pharmacopée chinoise. Déconseillée pendant la grossesse et l'allaitement en raison de son action traditionnelle sur la circulation sanguine. Risque d'interactions avec des traitements anticoagulants, sédatifs ou antihypertenseurs. Ne pas administrer aux enfants ; éviter l'auto-médication prolongée sans encadrement.
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