Herbe humble des chemins délaissés et des terres remuées, la vergerette du Canada s'est répandue depuis l'Amérique du Nord jusqu'aux jardins et friches d'Europe, où elle fut adoptée par les herboristes populaires. Les Premières Nations d'Amérique du Nord et, plus tard, les praticiens européens lui ont prêté des vertus astringentes et diurétiques, l'employant volontiers en tisane pour les troubles digestifs et urinaires légers.
La plante entière séchée était traditionnellement infusée pour apaiser les inconforts digestifs légers, tels que ballonnements ou diarrhées passagères.
Reconnue comme diurétique douce dans la pharmacopée populaire nord-américaine, elle fut utilisée en tisane pour favoriser l'élimination urinaire.
Son astringence naturelle lui valut un usage traditionnel pour resserrer les tissus, notamment en cas de petits saignements ou de règles jugées trop abondantes.
En usage externe, une décoction ou un cataplasme de la plante était appliqué sur des irritations mineures ou des piqûres d'insectes.
L'huile essentielle d'Erigeron canadensis est riche en composés potentiellement toxiques et ne doit jamais être utilisée sans encadrement par un professionnel qualifié. À éviter chez la femme enceinte ou allaitante en raison d'un usage traditionnel lié aux règles, laissant supposer une possible activité utérine. Un usage prolongé ou à dose élevée peut irriter les reins et le tube digestif ; il est déconseillé aux personnes souffrant d'insuffisance rénale. Demander l'avis d'un professionnel de santé avant tout usage interne, notamment en cas de traitement médicamenteux en cours.
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PFAF, PubMed