Originaire des étendues arides du Kalahari, la griffe du diable tire son nom des crochets acérés qui hérissent ses fruits et s'accrochent au passage des troupeaux. Les peuples d'Afrique australe, notamment San et Khoïkhoï, utilisaient depuis longtemps sa racine tubéreuse en remède traditionnel. Elle est aujourd'hui l'une des plantes africaines les plus exportées vers l'Europe pour ses usages populaires liés aux articulations.
La racine séchée était traditionnellement employée en Afrique australe pour accompagner les douleurs articulaires et les raideurs, notamment chez les personnes âgées ou après un effort physique intense.
Dans certaines traditions locales, une décoction légère de racine était utilisée pour apaiser les inconforts digestifs et stimuler l'appétit.
Les guérisseurs traditionnels y recouraient également pour faire baisser la fièvre et soulager des douleurs diffuses du corps.
On rapporte un usage externe, en cataplasme ou lavage, pour apaiser certaines irritations et plaies de la peau.
Déconseillée chez la femme enceinte ou allaitante, en raison de possibles effets stimulants sur l'utérus. À éviter en cas d'ulcère gastrique ou duodénal, de calculs biliaires, ou de troubles cardiaques, sans avis médical préalable. Peut interagir avec des traitements anticoagulants, antidiabétiques ou anti-inflammatoires : demander conseil à un professionnel de santé avant toute cure. Un usage prolongé ou à forte dose doit toujours être encadré par un professionnel, la plante étant considérée comme non anodine.
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