Le lierre du Maroc grimpe silencieux sur les vieux murs et les frondaisons du Maghreb, où les herboristes traditionnels le connaissaient de longue date pour ses feuilles coriaces et persistantes. Cousin proche du lierre commun d'Europe, il partage avec lui une réputation ancienne liée aux voies respiratoires et à la peau. Sa sève et ses baies, en revanche, ont toujours été traitées avec grande méfiance par les anciens.
Les feuilles de lierre étaient traditionnellement employées en usage externe ou en préparations très diluées pour accompagner les affections des voies respiratoires. Cet usage reste réservé à des préparations encadrées, la plante étant riche en saponines irritantes.
En applications locales, la feuille infusée ou pilée servait traditionnellement à apaiser certaines irritations de la peau et à nettoyer les plaies superficielles.
Le lierre était parfois utilisé en usage externe, sous forme de compresses ou d'huile infusée, pour accompagner la sensation de jambes lourdes.
Dans certaines régions du Maghreb, le lierre entrait dans des préparations à usage vétérinaire ou de nettoyage domestique, jamais destinées à l'ingestion.
Les baies et la sève contiennent des saponines toxiques : ne jamais ingérer sous quelque forme que ce soit sans avis d'un professionnel qualifié. Le contact prolongé avec la sève ou les feuilles fraîches peut provoquer des dermatites de contact, notamment chez les personnes à peau sensible. Plante déconseillée aux femmes enceintes ou allaitantes, ainsi qu'aux jeunes enfants, en raison du manque de données de sécurité. Ne pas utiliser en usage interne sans encadrement, y compris pour les préparations dites traditionnelles ; réservé exclusivement à l'usage externe encadré.
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