Originaire des hauts plateaux de Madagascar et d'Afrique australe, le Kalanchoé fait partie de ces plantes grasses que les guérisseurs traditionnels appréciaient pour leurs feuilles charnues et gorgées de suc. Transmise de génération en génération dans les pharmacopées africaines, elle est restée longtemps une plante de case et de jardin, à portée de main pour les petits maux du quotidien. Son usage, aujourd'hui répandu bien au-delà de son continent d'origine, garde encore cette empreinte d'un remède familier et modeste.
Le suc frais des feuilles était traditionnellement appliqué sur les zones enflammées ou irritées, pour son effet rafraîchissant rapporté par les tradipraticiens.
La pulpe de la feuille, écrasée ou fendue, servait en usage externe pour accompagner la cicatrisation des petites coupures et des brûlures superficielles.
En Afrique, des feuilles tièdes ou leur jus étaient posés sur le front en cas de céphalées, selon une pratique transmise oralement plutôt que consignée.
Certaines traditions rapportent l'usage du jus de feuille, dilué, pour apaiser la toux et l'irritation de la gorge, bien que cet usage reste peu documenté scientifiquement.
Le Kalanchoé contient des composés (bufadiénolides) potentiellement toxiques par voie interne ; l'ingestion est fortement déconseillée sans avis d'un professionnel qualifié. Plante toxique pour les animaux domestiques (chats, chiens) : à tenir hors de portée. Déconseillé chez la femme enceinte ou allaitante, en raison d'un usage traditionnel abortif rapporté dans certaines régions. Éviter tout usage interne prolongé ou chez l'enfant sans encadrement par un professionnel de santé.
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PFAF, Wikipedia