Le Khaya anthotheca, appelé aussi acajou d'Afrique de l'Est ou "munyama" dans certaines langues bantoues, est un grand arbre des forêts humides d'Afrique tropicale, cousin du célèbre acajou d'Amérique. Son écorce amère, longtemps prélevée avec respect par les guérisseurs traditionnels, occupe une place notable dans les pharmacopées populaires d'Afrique de l'Est et australe. Le bois, quant à lui, fut et reste prisé des ébénistes, ce qui rendit l'arbre à la fois précieux et menacé.
L'écorce amère de Khaya anthotheca était traditionnellement bouillie et bue pour lutter contre les fièvres, dans une logique proche de celle attribuée à d'autres écorces amères africaines.
En médecine populaire, de faibles quantités de décoction d'écorce étaient utilisées comme tonique amer et pour expulser les parasites intestinaux.
L'écorce pilée ou en décoction concentrée était appliquée localement, selon la tradition, pour nettoyer et aider à la cicatrisation de certaines plaies cutanées.
Certaines communautés d'Afrique australe rapportent l'usage de préparations à base d'écorce pour soulager les douleurs rhumatismales, en application locale ou en décoction.
L'écorce contient des composés amers (limonoïdes) dont la toxicité et les interactions ne sont pas suffisamment documentées scientifiquement ; toute utilisation interne doit se faire sous supervision d'un professionnel de santé ou d'un herboriste expérimenté. Usage déconseillé chez la femme enceinte ou allaitante, faute de données de sécurité fiables. Ne pas administrer aux jeunes enfants sans avis médical. L'espèce est classée comme menacée dans certaines régions ; privilégier une récolte ou un achat issus de sources durables et légales.
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