Cousine de la queue-de-lion (Leonotis leonurus), Leonotis ocymifolia pousse dans les hautes terres et savanes d'Afrique australe et orientale, où les guérisseurs traditionnels la connaissent depuis des générations. Ses fleurs orangées en verticilles ornaient déjà les abords des villages, cultivées autant pour leur allure que pour les usages que l'on en tirait. Un vieux compagnon de l'herboristerie africaine, encore peu étudié sous nos latitudes.
Les feuilles infusées étaient traditionnellement employées en Afrique australe pour accompagner les états de rhume, de toux ou de congestion bronchique.
Décoctions de feuilles et de tiges étaient utilisées de façon empirique pour apaiser les états fébriles et les douleurs diffuses du corps.
Des préparations externes à base de feuilles pilées ou en compresse ont été rapportées pour accompagner certaines irritations ou éruptions de la peau.
Dans certaines pharmacopées locales, l'infusion était bue pour soulager les maux de ventre et faciliter une digestion difficile.
Plante insuffisamment étudiée par la science moderne : ses effets, notamment sur le système nerveux, ne sont pas pleinement établis, ce qui impose une grande prudence quant à la fréquence et aux quantités utilisées. Genre Leonotis réputé pour des propriétés psychoactives légères chez certaines espèces proches ; à éviter en cas de traitement médicamenteux, en particulier sédatif ou anxiolytique. Déconseillée formellement chez la femme enceinte ou allaitante, ainsi que chez l'enfant, faute de données de sécurité suffisantes. Ne pas dépasser un usage ponctuel et occasionnel sans l'avis d'un professionnel de santé ou d'un herboriste expérimenté connaissant cette espèce précise.
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