Connue en Afrique australe sous le nom de "kanna" ou "kougoed" (littéralement "bon à mâcher"), cette plante succulente était mâchée, prisée ou fumée par les peuples Khoï et San depuis des temps très anciens. Les premiers voyageurs européens au Cap rapportèrent déjà, au XVIIe siècle, l'usage de sa racine et de ses parties aériennes fermentées pour apaiser l'esprit et soutenir l'endurance lors des longues marches.
Mâchée en petite quantité, la plante fermentée était réputée aider les chasseurs et bergers à supporter la fatigue et la soif lors de longues marches dans le veld.
En décoction légère, elle était traditionnellement employée pour soulager les inconforts digestifs et les crampes d'estomac.
Le kanna était traditionnellement mâché ou prisé pour calmer les tensions nerveuses et favoriser un état de sérénité, notamment lors des veillées ou des échanges sociaux.
Certaines traditions rapportent l'usage de la plante broyée en cataplasme léger sur la peau, bien que cet emploi soit moins documenté que ses usages internes.
Plante contenant des alcaloïdes (dont la mésembrine) à activité sur le système nerveux central ; un usage non maîtrisé peut entraîner somnolence, troubles de l'humeur ou interactions avec certains traitements psychotropes. Déconseillée en cas de grossesse, d'allaitement, chez l'enfant, ainsi qu'en association avec des antidépresseurs ou tout médicament agissant sur la sérotonine. La fermentation traditionnelle modifie la teneur en principes actifs ; les préparations artisanales modernes sont d'une composition très variable et imprévisible. Un avis auprès d'un professionnel de santé ou d'un herboriste qualifié est recommandé avant tout usage, la plante étant peu documentée sur le plan de la sécurité à long terme.
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PFAF, Wikipedia