Originaire des régions arides d'Afrique australe, le Pelargonium triste tire son nom de ses fleurs sombres et discrètes, dont le parfum nocturne contraste avec l'allure modeste de la plante. Chez les peuples Khoïkhoï et dans la tradition botanique du Cap, sa racine tubéreuse était considérée comme une ressource précieuse, tant nourricière que médicinale. Cette espèce figure parmi les plus anciens pélargoniums introduits en Europe, dès le XVIIe siècle, où elle fascina les botanistes autant par son parfum vespéral que par ses usages rapportés.
La racine était traditionnellement utilisée en décoction pour apaiser les inconforts digestifs et les désordres intestinaux légers, selon les usages rapportés des populations du Cap.
Les feuilles pilées ou en cataplasme étaient appliquées localement pour favoriser l'apaisement de la peau irritée ou blessée, dans la pharmacopée traditionnelle sud-africaine.
La racine, riche en amidon, était consommée cuite par certaines populations locales comme aliment de disette, à la manière d'un tubercule.
Certaines sources ethnobotaniques rapportent un usage traditionnel de la racine en lien avec des troubles menstruels, sans que cet usage soit aujourd'hui documenté avec précision.
Usage traditionnel peu documenté scientifiquement : demander l'avis d'un professionnel de santé avant toute utilisation interne. Déconseillé aux femmes enceintes ou allaitantes en raison d'un usage traditionnel évoqué sur la sphère féminine, non caractérisé précisément. Éviter chez l'enfant, faute de données suffisantes sur la tolérance et les dosages. Ne pas confondre avec d'autres espèces de Pelargonium aux usages différents ; vérifier l'identification botanique avant toute cueillette ou achat.
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