Parmi les herbes glanées aux abords des villages d'Afrique australe, le Physalis viscosa occupe une place discrète mais fidèle dans les cahiers des guérisseurs traditionnels. Reconnaissable à son calice gonflé en forme de lanterne et à ses fleurs délicates, cette plante de la famille des Solanacées fut de longue date associée aux soins des affections respiratoires et cutanées. Son usage, transmis oralement au fil des générations, reste aujourd'hui documenté de façon fragmentaire.
L'infusion des fleurs était traditionnellement bue pour apaiser la toux et les irritations de la gorge, selon des pratiques rapportées dans plusieurs régions d'Afrique australe.
Les fleurs, appliquées en compresse ou en lavage, étaient utilisées pour accompagner le soin de petites plaies ou d'irritations de la peau.
Certaines communautés rurales rapportent l'usage des fleurs infusées pour accompagner les états fébriles, dans une logique de soin domestique ancien.
De façon plus anecdotique, une décoction légère des fleurs aurait été employée pour soulager de menus inconforts digestifs.
Cette plante appartient à la famille des Solanacées, dont plusieurs membres contiennent des alcaloïdes ; par prudence, l'usage doit rester ponctuel et encadré. Déconseillé chez la femme enceinte ou allaitante, faute de données suffisantes sur son innocuité. À éviter chez l'enfant en bas âge sans avis d'un professionnel de santé. Ne pas confondre avec d'autres espèces de Physalis dont les baies ou feuillages peuvent présenter une toxicité si consommés à l'état vert.
Herboristeries partenaires — disponible avec le cahier détaillé.
PFAF, Wikipedia