Arbre des forêts orientales d'Amérique du Nord, le sassafras accompagna longtemps les peuples autochtones puis les colons, qui appréciaient son écorce odorante et ses feuilles mucilagineuses. Son racine parfumée, évoquant à la fois l'anis et le citron, en fit une plante emblématique des remèdes populaires et des boissons rafraîchissantes du Nouveau Monde. Aujourd'hui, son usage est entouré de précautions en raison de la présence naturelle de safrole, un composé désormais surveillé.
La racine séchée était traditionnellement infusée pour accompagner les refroidissements saisonniers et les états fébriles légers, notamment dans la pharmacopée populaire des Appalaches.
Les décoctions de racine de sassafras figuraient parmi les 'thés de printemps' censés purifier le sang et stimuler la digestion après l'hiver, selon la tradition herboriste américaine.
Les feuilles, une fois pilées ou infusées, étaient parfois appliquées en cataplasme pour apaiser de petites irritations cutanées.
Certaines traditions populaires rapportent un usage du sassafras lié aux cycles féminins, mais cet usage reste peu documenté scientifiquement et doit être abordé avec grande prudence.
La racine et son huile essentielle contiennent du safrole, une substance dont la consommation régulière ou concentrée est déconseillée en raison de sa toxicité hépatique potentielle et de son caractère cancérigène suspecté. L'usage est formellement déconseillé chez la femme enceinte ou allaitante, ainsi que chez les jeunes enfants. Éviter toute consommation prolongée ou à forte dose ; privilégier un usage occasionnel et modéré, après avis d'un professionnel de santé. Ne pas utiliser l'huile essentielle de sassafras pure par voie interne, celle-ci étant strictement réglementée dans de nombreux pays.
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PubMed, Wikipedia