Arbre de la forêt amazonienne, le Virola sebifera occupe une place à part dans les pharmacopées et les rites de nombreux peuples d'Amérique du Sud. Sa résine rougeâtre, extraite de l'écorce, était et demeure associée à des usages chamaniques et médicinaux traditionnels, entourés d'un profond respect rituel. Les Anciens en parlaient à voix basse, tant sa puissance était reconnue.
La résine de l'écorce, riche en composés psychoactifs, était traditionnellement utilisée par certains peuples amazoniens sous forme de poudre à priser lors de cérémonies conduites par un chamane.
L'écorce et sa résine étaient appliquées localement dans certaines traditions pour favoriser la cicatrisation de petites plaies ou d'affections de peau.
Une préparation à base d'écorce était parfois utilisée en usage interne traditionnel pour apaiser certains désordres digestifs, notamment les parasitoses rapportées par les guérisseurs locaux.
La résine était traditionnellement réputée pour ses vertus antiseptiques, employée sur des lésions cutanées ou muqueuses par les guérisseurs traditionnels.
Plante à manier avec une extrême prudence : la résine contient des composés puissants aux effets psychoactifs et neurologiques marqués, réservés dans les traditions à un usage encadré par un chamane ou guérisseur expérimenté. Ne jamais s'auto-administrer cette plante sous quelque forme que ce soit ; un avis médical ou d'un spécialiste est indispensable avant toute utilisation. Contre-indiquée formellement pendant la grossesse et l'allaitement, ainsi que chez l'enfant. Risque d'interactions avec de nombreux médicaments, notamment ceux agissant sur le système nerveux central ; son usage est par ailleurs encadré ou restreint dans certains pays.
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