Herbe modeste des chemins et des jardins de l'Inde, Acalypha indica occupe depuis longtemps une place dans les pharmacopées populaires d'Asie du Sud. Les anciens praticiens ayurvédiques et siddha la nommaient et l'employaient pour ses feuilles et sa racine, dans des préparations destinées à la peau, aux voies respiratoires et au confort digestif. Plante commune et discrète, elle n'a jamais quitté les carnets des herboristes du sous-continent indien.
Le suc des feuilles fraîches était traditionnellement appliqué sur la peau pour apaiser irritations, démangeaisons et petites lésions cutanées dans la médecine populaire indienne.
En Inde du Sud, une décoction des feuilles était employée de façon coutumière pour soulager la toux et les encombrements respiratoires légers.
La racine et parfois les feuilles étaient utilisées traditionnellement en petite quantité pour leurs propriétés purgatives et vermifuges reconnues dans la pharmacopée siddha.
Certaines traditions locales rapportent un usage de la plante en lien avec les cycles féminins, un emploi qui reste toutefois peu documenté et à considérer avec grande réserve.
Plante à manier avec prudence : certains usages traditionnels (purgatif, racine) sont associés à un risque de toxicité si les quantités ne sont pas maîtrisées. Déconseillée aux femmes enceintes ou allaitantes ainsi qu'aux jeunes enfants, en raison d'usages traditionnels évoqués sur la sphère féminine et du manque de données de sécurité. Ne pas utiliser la racine ou les préparations internes sans l'avis d'un professionnel de santé ou d'un herboriste expérimenté connaissant la plante. Éviter l'usage prolongé ou répété sans encadrement, notamment en cas de traitement médicamenteux en cours.
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PFAF, Wikipedia