L'Acokanthera schimperi, arbuste des hautes terres d'Afrique de l'Est, est enveloppé d'une réputation redoutable : ses sucs amers ont longtemps servi à empoisonner les flèches de chasse et de guerre. Pourtant, dans les cahiers des anciens guérisseurs éthiopiens et kenyans, quelques usages mesurés et très encadrés lui sont aussi attribués, loin de tout usage domestique courant.
Certaines traditions d'Afrique de l'Est rapportent l'usage de préparations très diluées à base de racine ou d'écorce pour des troubles oculaires, appliquées avec une extrême prudence et un savoir-faire transmis oralement.
L'écorce et les racines étaient parfois employées en usage externe très localisé par des tradipraticiens, dans des contextes rituels ou thérapeutiques précis, jamais en automédication.
Dans certaines régions, des préparations à base d'écorce diluée auraient été utilisées en friction externe contre des douleurs articulaires, toujours sous la supervision d'un connaisseur de la plante.
Historiquement, la sève et les fruits, hautement toxiques, servaient surtout à la préparation de poisons de flèches, ce qui témoigne de la puissance de cette plante bien avant tout usage thérapeutique.
Plante fortement toxique dans toutes ses parties, en particulier les graines, les fruits et la sève : un usage interne non maîtrisé peut être mortel. Ne jamais utiliser sans l'encadrement d'un tradipraticien expérimenté ou d'un professionnel de santé qualifié. Contre-indiquée en toutes circonstances pour les femmes enceintes ou allaitantes, les enfants, et les personnes sous traitement cardiaque (risque d'interaction avec les glycosides cardiotoniques). À tenir absolument hors de portée des enfants et des animaux ; toute confusion avec une autre plante peut être dangereuse.
Herboristeries partenaires — disponible avec le cahier détaillé.
PFAF, PubMed