L'Acore odorant, ou Roseau aromatique, croît au bord des eaux calmes d'Amérique du Nord, où les nations autochtones lui reconnaissaient depuis longtemps des vertus digestives et fortifiantes. Sa racine noueuse, à l'odeur épicée et légèrement camphrée, occupait une place de choix dans les pharmacopées traditionnelles, mâchée à même la terre ou séchée pour l'hiver. Les anciens la considéraient comme une plante de vitalité, à manier néanmoins avec discernement.
La racine était traditionnellement mâchée ou infusée pour apaiser les lourdeurs d'estomac et stimuler l'appétit après un repas copieux.
Certaines traditions amérindiennes utilisaient la racine séchée en décoction légère pour soulager les gaz et les spasmes digestifs.
Mâcher un petit morceau de racine était une pratique rapportée pour soutenir l'endurance et combattre la fatigue lors de longs déplacements.
La racine aromatique était parfois fumée ou infusée pour dégager les voies respiratoires lors d'affections hivernales, selon certains usages traditionnels.
La racine d'acore contient de la bêta-asarone, un composé dont la toxicité et le potentiel cancérigène ont été documentés selon les variétés et l'origine géographique de la plante ; un avis professionnel est indispensable avant tout usage interne. Déconseillé formellement pendant la grossesse et l'allaitement, ainsi que chez l'enfant, en raison du manque de données de sécurité. Ne pas prolonger l'usage au-delà de quelques jours sans avis d'un professionnel de santé ou d'un herboriste expérimenté. Certaines variétés d'Acorus calamus (notamment tétraploïdes, d'origine américaine) sont réputées moins riches en bêta-asarone que les variétés asiatiques, mais cette distinction ne peut être vérifiée sans analyse ; la prudence reste de mise.
Herboristeries partenaires — disponible avec le cahier détaillé.
PFAF, Wikipedia