Autrefois appelée « œil-de-perdrix » ou « goutte-de-sang » pour ses pétales rouge vif, l'Adonis annua ornait jadis les moissons européennes. Plante de légende associée au mythe grec d'Adonis, elle fut plus redoutée qu'employée par les herboristes populaires, en raison de sa parenté chimique avec les glucosides cardiotoniques de la digitale.
Dans la médecine populaire russe et d'Europe de l'Est, la partie aérienne séchée était utilisée en très petites quantités pour soutenir un cœur jugé « faible » ou irrégulier, à la manière de la digitale.
Certains cahiers d'herboristes du XIXe siècle mentionnent un usage sédatif léger, souvent associé à son effet cardiaque, pour calmer les palpitations d'origine nerveuse.
L'adonis figurait parmi les plantes traditionnellement associées à un effet diurétique, employée en association avec d'autres cardiotoniques végétaux dans certaines pharmacopées populaires russes.
Plante toxique contenant des hétérosides cardiotoniques proches de ceux de la digitale : ne jamais utiliser sans encadrement d'un professionnel de santé qualifié. Contre-indiquée en cas de grossesse, d'allaitement, chez l'enfant, et chez toute personne souffrant de troubles cardiaques ou sous traitement cardiotonique. Risque sérieux d'interaction avec les traitements pour le cœur, les diurétiques et certains médicaments (risque d'accumulation et de toxicité). Le surdosage peut entraîner des troubles graves du rythme cardiaque ; toute utilisation doit rester exceptionnelle et strictement supervisée.
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