L'Adonis d'été, discrète étoile écarlate des champs de céréales européens, doit son nom à la légende du bel Adonis dont le sang aurait fait naître ses pétales rouges. Cousine de l'Adonis vernal, elle fut de longue date observée par les herboristes pour son action reconnue sur le cœur et la circulation, avant d'être supplantée par des préparations mieux dosées et standardisées. Sa toxicité, connue depuis des siècles, en fait aujourd'hui une plante d'histoire plus que de pratique courante.
L'Adonis d'été fut traditionnellement employée, à l'instar de la digitale, pour soutenir un cœur fatigué ou irrégulier, notamment dans les campagnes d'Europe centrale et de l'Est.
Les anciens herboristes lui attribuaient une action tonique sur la circulation, utilisée avec grande prudence en cas de faiblesse cardiaque déclarée.
Associée à d'autres plantes cardiotoniques, elle était parfois utilisée pour soulager l'essoufflement lié à un cœur fragile, davantage un effet secondaire de son action cardiaque qu'un usage respiratoire direct.
La tradition populaire lui reconnaissait des vertus diurétiques légères, souvent recherchées en complément de son action cardiaque dans les œdèmes d'origine cardiaque.
Plante toxique contenant des hétérosides cardiotoniques proches de ceux de la digitale : tout usage interne doit être encadré par un professionnel de santé qualifié, en aucun cas en automédication. Formellement contre-indiquée en cas de grossesse, d'allaitement, chez l'enfant, et en cas de troubles cardiaques déjà traités. Risque élevé d'interaction avec les traitements cardiaques (digitaliques, bêtabloquants, diurétiques) et avec certains médicaments : ne jamais associer sans avis médical. Une confusion avec les hétérosides digitaliques peut entraîner un surdosage grave ; la marge entre dose utile et dose toxique est très étroite.
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PFAF, Wikipedia