Dans les campagnes d'Asie orientale, l'aigremoine poilue — Xian He Cao pour les anciens herboristes chinois — pousse discrètement au bord des chemins et des rizières. Recueillie depuis des siècles, elle occupe une place modeste mais constante dans les cahiers de la pharmacopée traditionnelle, notamment pour apaiser les tissus irrités et accompagner la cicatrisation.
La plante entière séchée était traditionnellement infusée pour accompagner les tensions musculaires et articulaires du quotidien, notamment après un effort ou par temps humide.
Appliquée en compresse, la décoction d'aigremoine était utilisée pour nettoyer les petites coupures, égratignures et irritations, dans une logique d'hygiène et d'apaisement de la peau.
En Chine et en Corée, une tisane légère de cette plante accompagnait traditionnellement les inconforts digestifs occasionnels et les selles molles passagères.
Certains carnets d'herboristerie asiatique mentionnent son usage comme tonique léger, en particulier après des saignements mineurs ou une période de convalescence.
Éviter l'usage prolongé sans avis d'un professionnel de santé formé aux plantes, en raison d'un manque de données sur la toxicité à long terme. Déconseillé pendant la grossesse et l'allaitement par précaution, faute de données suffisantes. Ne pas associer à des traitements anticoagulants ou favorisant la coagulation sans avis médical, certains usages traditionnels évoquant un effet sur le sang. Tenir hors de portée des enfants ; usage pédiatrique non documenté de façon fiable.
Herboristeries partenaires — disponible avec le cahier détaillé.
PFAF, Wikipedia