Sur les rives des cours d'eau de l'Ouest américain, l'aulne blanc dressait ses silhouettes élancées, familières aux peuples autochtones qui en tiraient écorce et bois. Arbre des berges par excellence, il occupait une place discrète mais constante dans les pharmacopées traditionnelles locales, notamment chez certaines nations du Nord-Ouest Pacifique et de Californie. Son usage s'inscrit dans une tradition orale, transmise de génération en génération, davantage que dans des textes savants.
L'écorce, réduite en décoction, était employée en lavage externe pour apaiser les affections cutanées et certaines irritations. Cet usage figure parmi les emplois les plus rapportés dans les traditions amérindiennes de la région.
En raison de sa teneur en tanins, l'écorce d'aulne était parfois utilisée en décoction légère pour ses propriétés astringentes traditionnelles, notamment lors de désagréments digestifs mineurs.
Certaines traditions orales rapportent l'emploi de préparations d'écorce lors de refroidissements ou d'états fébriles légers, en complément d'autres plantes locales.
Au-delà de l'usage interne, l'écorce servait traditionnellement à teindre filets, peaux et objets, un emploi qui accompagnait parfois des usages à visée plus symbolique ou cérémonielle.
La richesse en tanins peut provoquer, à dose élevée ou prolongée, une irritation digestive ; un usage prudent et modéré est recommandé. Les usages internes traditionnels de cette écorce restent peu documentés scientifiquement : l'avis d'un professionnel de santé ou d'un herboriste expérimenté est conseillé avant toute utilisation. Éviter l'usage chez la femme enceinte ou allaitante et chez le jeune enfant, faute de données suffisantes. Ne pas confondre avec d'autres espèces d'aulnes ou d'arbres aux écorces similaires ; une identification botanique rigoureuse est indispensable avant toute récolte.
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PFAF, Wikipedia