Herbe amère des plaines et des terrains secs d'Amérique du Nord, l'ambroisie vivace (Ambrosia psilostachya) fut employée par plusieurs peuples autochtones comme remède de terrain, aussi discrète dans le paysage qu'utile dans la trousse végétale du guérisseur traditionnel. Sa réputation reste modeste, celle d'une plante commune plutôt que d'un grand remède, mais elle occupe une place ancienne dans les usages populaires des grandes plaines.
Les feuilles froissées ou en décoction étaient traditionnellement appliquées sur les piqûres d'insectes, éruptions et légères irritations de la peau.
En petite quantité, une préparation à base de feuilles était parfois utilisée pour ses vertus amères, censées soutenir la digestion après un repas lourd.
Certaines tribus des plaines rapportaient un usage de la plante en décoction pour accompagner les états fébriles et les douleurs diffuses.
La plante séchée était parfois brûlée ou utilisée en fumigation dans certaines pratiques rituelles et traditionnelles liées aux voies respiratoires.
Le pollen d'Ambrosia psilostachya est un allergène respiratoire majeur et bien documenté ; toute manipulation de la plante fraîche est déconseillée aux personnes allergiques ou asthmatiques. Un usage interne prolongé ou à dose élevée n'est pas documenté comme sûr : il est essentiel de consulter un professionnel de santé avant toute utilisation par voie orale. Déconseillée aux femmes enceintes ou allaitantes ainsi qu'aux jeunes enfants, faute de données fiables sur son innocuité. Éviter tout contact prolongé avec la peau chez les personnes sensibles, des réactions de contact ayant été rapportées au sein de la famille des Astéracées.
Herboristeries partenaires — disponible avec le cahier détaillé.
PFAF