Originaire des littoraux brésiliens, l'anacardier fut porté par les navigateurs portugais vers l'Afrique et l'Asie dès le XVIe siècle, devenant un arbre nourricier autant qu'un remède populaire. De sa noix protégée par une coque redoutable aux vertus de son écorce et de ses feuilles, les guérisseurs traditionnels d'Amérique du Sud ont su tirer parti de presque toutes ses parties.
En médecine populaire brésilienne, la décoction d'écorce d'anacardier était traditionnellement employée pour calmer les diarrhées et les inconforts digestifs.
Les feuilles et l'écorce, réputées astringentes, servaient en usage externe sous forme de lavages ou de compresses pour aider à la cicatrisation de petites plaies.
Une infusion de feuilles était traditionnellement bue pour accompagner les états grippaux et les maux de gorge dans certaines communautés d'Amérique du Sud.
L'écorce, mâchée ou utilisée en gargarisme sous forme de décoction, était employée traditionnellement pour son effet resserrant sur les muqueuses buccales.
La coque de la noix de cajou contient un liquide caustique (baume de cardol) fortement irritant et allergisant ; elle ne doit jamais être manipulée ni consommée crue. Les personnes allergiques aux fruits à coque doivent éviter tout usage interne ou externe de l'anacardier. L'usage interne prolongé de l'écorce ou des feuilles doit rester ponctuel et être discuté avec un professionnel de santé, en particulier en cas de traitement médicamenteux en cours. Non recommandé chez la femme enceinte ou allaitante et chez le jeune enfant, faute de données suffisantes sur l'innocuité des préparations traditionnelles.
Herboristeries partenaires — disponible avec le cahier détaillé.
PFAF