Dans les jardins monastiques et les haies fraîches d'Europe, l'Ancolie commune déployait ses clochettes bleu-violet dès le Moyen Âge, autant pour orner que pour soigner. Les anciens herboristes la mentionnaient dans leurs traités, tout en la maniant avec une prudence particulière, car la plante entière est réputée toxique. Aujourd'hui, elle demeure surtout appréciée pour sa beauté ornementale, son usage interne traditionnel étant largement tombé en désuétude.
Les feuilles et fleurs étaient parfois utilisées en compresse ou lotion pour apaiser certaines irritations de la peau, dans la tradition populaire européenne.
Autrefois, une décoction très diluée de racine ou de graines était parfois employée pour favoriser l'élimination urinaire, usage aujourd'hui abandonné en raison de la toxicité de la plante.
Certains cahiers d'herboristes rapportent un usage en gargarisme dilué pour les maux de gorge, pratique ancienne non recommandée aujourd'hui sans encadrement professionnel.
L'Ancolie fut parfois citée dans les traditions populaires en lien avec les cycles féminins, un usage qui n'est plus pratiqué en raison des risques associés à la plante.
Toute la plante est considérée comme toxique, notamment les graines et les racines : l'usage interne est fortement déconseillé sans avis d'un professionnel qualifié. Contre-indiquée pendant la grossesse et l'allaitement en raison de risques toxiques et d'un usage traditionnel lié aux cycles féminins. À tenir hors de portée des enfants, la plante et ses graines pouvant provoquer des intoxications. Éviter tout usage prolongé ou répété sans encadrement, même en application externe, en cas de peau lésée ou sensible.
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