Grande ombellifère des jardins et des lisières fraîches du nord de l'Europe, l'angélique officinale fut longtemps considérée comme une plante protectrice, presque sacrée, qu'on brûlait ou portait pour écarter les maux de l'hiver. Les anciens herboristes scandinaves et monastiques la cultivaient autant pour la cuisine que pour l'apothicairerie, lui prêtant des vertus réconfortantes pour l'estomac et l'esprit.
La racine était traditionnellement employée pour accompagner les digestions difficiles, les ballonnements et le manque d'appétit, à la manière des grandes plantes amères et aromatiques.
En infusion ou en sirop, les feuilles et la racine accompagnaient traditionnellement les refroidissements et la toux grasse de l'hiver, dans la lignée des plantes dites 'expectorantes'.
Autrefois considérée comme réconfortante pour les nerfs, l'angélique entrait dans des tisanes destinées à calmer les tensions liées à la fatigue et aux soucis quotidiens.
La racine séchée était utilisée en décoction comme tonique général, censé redonner de la vigueur après une maladie ou une période de froid prolongée.
Plante photosensibilisante : elle peut favoriser des taches ou brûlures cutanées en cas d'exposition au soleil après contact avec la sève ou après ingestion importante ; éviter le soleil fort dans les heures suivant son usage. Déconseillée durant la grossesse et l'allaitement en raison de son usage traditionnel emménagogue. À éviter en cas de traitement anticoagulant ou de troubles de la coagulation, par prudence. Ne pas confondre avec d'autres ombellifères sauvages toxiques (grande ciguë, berce) lors de la récolte : une identification certaine est indispensable.
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PFAF, Wikipedia