L'anthyllide vulnéraire, modeste légumineuse des prairies sèches et des rocailles, porte dans son nom même sa vocation : « vulneraria », celle qui soigne les blessures. Dès le Moyen Âge, les herboristes des campagnes européennes la recueillaient pour panser les plaies des paysans et des bergers, lui valant aussi le surnom populaire de « trèfle jaune des murailles ». Ses fleurs jaune pâle, groupées en petites têtes cotonneuses, restent aujourd'hui un souvenir vivant de cette pharmacopée de terrain.
La fleur et la sommité fleurie étaient appliquées en cataplasme ou en compresse sur les coupures, égratignures et contusions, dans la tradition populaire des régions montagneuses et rurales d'Europe.
En lotion ou en compresse, l'infusion de fleurs servait traditionnellement à nettoyer et apaiser les peaux légèrement abîmées ou irritées.
Consommée en tisane, la plante était parfois employée dans les traditions campagnardes comme boisson légèrement adoucissante, en accompagnement des soins externes.
Certains cahiers d'herboristes anciens mentionnent une tisane de vulnéraire en cas de gorge irritée, usage resté marginal et peu documenté par rapport à son emploi cutané.
Cette fiche est à visée historique et informative ; elle ne remplace pas un avis médical. Réservée à l'usage externe pour les petites plaies superficielles ; ne jamais appliquer sur une plaie profonde, infectée ou qui ne cicatrise pas normalement. Par prudence, éviter l'usage prolongé ou l'ingestion chez la femme enceinte ou allaitante, faute de données suffisantes. Faire un test sur une petite zone de peau avant toute application plus large, en cas de terrain allergique.
Herboristeries partenaires — disponible avec le cahier détaillé.
PFAF, PubMed