Le palmier Areca vestiaria, reconnaissable à ses gaines foliaires écarlates, appartient à la même famille que l'aréquier commun (Areca catechu), dont il partage certains usages traditionnels dans les îles d'Asie du Sud-Est. Sur son territoire d'origine, notamment aux Célèbes (Sulawesi), les communautés locales ont de longue date porté attention aux fruits de ce palmier ornemental autant qu'utilitaire. Les cahiers d'herboristes le mentionnent avec discrétion, tant sa documentation reste limitée comparée à son cousin plus célèbre.
À l'image d'Areca catechu, les graines d'Areca vestiaria auraient été mâchées localement, parfois associées à d'autres substances, pour leurs effets stimulants sur la digestion et l'appétit.
La tradition orale de certaines régions indonésiennes évoque un usage des graines comme stimulant léger, favorisant l'éveil et la vigilance, à la manière des noix d'arec plus connues.
Comme d'autres espèces du genre Areca, les fruits ont pu tenir une place dans des pratiques sociales et cérémonielles locales, notamment lors d'échanges ou de rites d'hospitalité.
Les graines d'Areca contiennent des alcaloïdes (dont l'arécoline) dont l'usage répété est associé à des risques pour la santé bucco-dentaire et générale ; la prudence est de mise. Cette espèce étant très peu étudiée scientifiquement par rapport à Areca catechu, aucun usage ne doit être entrepris sans avis d'un professionnel de santé ou d'un botaniste qualifié. Déconseillé aux femmes enceintes ou allaitantes, ainsi qu'aux enfants, par analogie avec les précautions connues pour les espèces proches du même genre. Ne pas consommer en cas de traitement médicamenteux en cours, des interactions étant rapportées pour les alcaloïdes de type arécoline chez des espèces voisines.
Herboristeries partenaires — disponible avec le cahier détaillé.
PFAF, Wikipedia