Dans les vieux herbiers du pourtour méditerranéen, l'aristoloche à feuilles rondes occupait une place à part, réservée aux mains expertes des guérisseurs. Son nom même, tiré du grec "aristos" et "lokheia" - la meilleure naissance - trahit un usage ancien lié à l'accouchement, transmis avec une prudence toute particulière. Plante de légende autant que de pharmacopée, elle appartient aujourd'hui davantage à l'histoire qu'à la pratique courante.
Les anciens textes rapportent un usage de la racine pour favoriser la délivrance et les suites de couches, d'où son nom savant. Cet usage historique est aujourd'hui abandonné en raison des risques connus de la plante.
La racine pilée ou en cataplasme était traditionnellement appliquée sur certaines plaies rebelles et morsures, dans les pratiques populaires anciennes du sud de l'Europe.
L'aristoloche figurait autrefois parmi les plantes dites 'contrepoisons', utilisée en cas de piqûres ou morsures d'animaux venimeux, selon les traités de matière médicale anciens.
Certains herboristes d'antan lui attribuaient des vertus contre les fièvres tenaces et les embarras respiratoires, usage aujourd'hui tombé en désuétude.
Plante contenant de l'acide aristolochique, substance reconnue comme néphrotoxique et cancérigène par les autorités sanitaires ; son usage interne est formellement déconseillé. Interdite en France à la vente et à l'usage en tant que plante médicinale par la réglementation en vigueur. Contre-indication absolue pendant la grossesse et l'allaitement, malgré son usage traditionnel historique lié à l'accouchement. Toute utilisation, même externe, doit faire l'objet d'un avis médical préalable ; ne jamais s'auto-administrer cette plante.
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