Dans les régions arides d'Afrique et jusqu'en Inde, l'aristoloche à bractées était connue des guérisseurs traditionnels comme une plante à manier avec une extrême retenue, réservée aux usages externes et aux préparations très diluées. Son amertume prononcée et son odeur caractéristique la désignaient depuis longtemps comme une plante « forte », à ne pas confondre avec les simples de tous les jours. Elle occupe aujourd'hui une place surtout historique et documentaire, son usage interne étant largement abandonné.
Les feuilles étaient traditionnellement employées en très petite quantité comme amer digestif et pour ce que les anciens praticiens appelaient une action « vermifuge », lors de troubles intestinaux.
Les feuilles pilées en cataplasme étaient appliquées localement sur la peau, notamment lors de piqûres, de morsures de serpent ou d'affections cutanées, selon des pratiques rapportées en Afrique et en Asie du Sud.
La racine et les feuilles entraient dans des préparations traditionnelles destinées à faire baisser la fièvre, notamment dans des contextes de paludisme selon la médecine populaire ancienne.
Cette plante était parfois citée dans des usages traditionnels liés au cycle féminin, un emploi aujourd'hui fortement déconseillé en raison des risques associés aux acides aristolochiques.
Plante contenant des acides aristolochiques, reconnus comme néphrotoxiques et cancérigènes : l'usage interne est aujourd'hui formellement déconseillé et l'espèce est réglementée ou interdite dans plusieurs pays. Strictement contre-indiquée pendant la grossesse et l'allaitement en raison de son usage traditionnel abortif et de sa toxicité. Ne jamais utiliser chez l'enfant ni en automédication ; toute utilisation, même externe, doit être encadrée par un professionnel de santé averti. Cette fiche est présentée à titre historique et documentaire uniquement ; elle ne constitue en aucun cas une recommandation d'usage actuel.
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PFAF, Wikipedia