L'Aristolochia grandiflora, connue aussi sous le nom de « fleur-pélican » pour la forme étrange de sa corolle, pousse dans les régions chaudes d'Amérique centrale et du sud du Mexique. Les guérisseurs traditionnels de ces contrées lui prêtaient autrefois des vertus purifiantes, notamment contre les morsures de serpent et divers maux, usages aujourd'hui abandonnés en raison des risques identifiés. Cette fiche retrace ces pratiques anciennes à titre purement historique et documentaire.
Dans certaines traditions populaires d'Amérique centrale, les feuilles étaient appliquées ou consommées en cas de morsure de serpent, croyance largement répandue chez plusieurs espèces d'Aristoloches.
Les feuilles étaient parfois employées en décoction amère, dans une logique traditionnelle de stimulation digestive, à la manière d'autres plantes amères de la pharmacopée populaire.
On rapporte un usage externe traditionnel des feuilles en cataplasme sur les plaies ou inflammations cutanées, selon les pratiques d'herboristerie populaire locale.
La plante figurait parmi les remèdes traditionnels invoqués contre les états fébriles dans certaines régions d'Amérique tropicale.
Le genre Aristolochia contient de l'acide aristolochique, substance reconnue comme néphrotoxique et cancérigène : son usage interne est aujourd'hui déconseillé et encadré dans de nombreux pays. Ne jamais utiliser en cas de grossesse, d'allaitement, ou chez l'enfant. Un usage prolongé ou répété, même à faible dose, peut être associé à des atteintes rénales graves et irréversibles. Toute utilisation, même externe, doit faire l'objet d'un avis auprès d'un professionnel de santé qualifié.
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PFAF, Wikipedia