Parmi les plantes du désert de Sonora, l'Aristolochia watsonii, parfois nommée "hierba del indio" par les peuples du Sud-Ouest américain, occupait une place particulière dans les pharmacopées traditionnelles amérindiennes et mexicaines. Sa tige tortueuse et son odeur âcre en faisaient une plante crainte autant que recherchée, réservée à des usages précis et limités.
Les tribus du désert de Sonora utilisaient traditionnellement la tige mâchée ou en cataplasme sur les morsures de serpent, dans l'attente d'un secours plus efficace. Cet usage, largement documenté dans l'ethnobotanique régionale, n'a jamais été validé scientifiquement comme antidote.
Une décoction légère de tige était parfois employée en très petite quantité pour soulager des troubles digestifs occasionnels, selon des pratiques rapportées chez certaines communautés amérindiennes.
La tige pilée ou en cataplasme était traditionnellement appliquée sur des plaies ou inflammations cutanées, dans une logique de soin externe local.
Certaines sources ethnobotaniques mentionnent un usage occasionnel de la plante pour tenter de faire baisser la fièvre, toujours en préparation très diluée.
Toutes les espèces d'Aristolochia contiennent de l'acide aristolochique, une substance reconnue comme néphrotoxique et cancérigène ; leur usage interne est fortement déconseillé et encadré, voire interdit dans plusieurs pays. Ne jamais utiliser cette plante par voie interne sans un avis médical ou d'un praticien qualifié en toxicologie végétale. Contre-indiquée pendant la grossesse et l'allaitement en raison de risques avérés pour les reins et le développement fœtal. Un usage prolongé ou répété, même à faible dose, peut entraîner des atteintes rénales graves et irréversibles ; ne pas répéter les prises sans encadrement strict.
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PFAF, Wikipedia