Dans les prairies d'altitude et les alpages d'Europe, l'arnica déploie ses fleurs d'un jaune éclatant dès le début de l'été. Les bergers et guérisseurs de montagne la surnommaient autrefois « tabac des Vosges » ou « herbe aux chutes », tant elle accompagnait les corps meurtris des travaux de la terre. Son usage, transmis de génération en génération, reste aujourd'hui strictement réservé à la voie externe.
L'arnica était traditionnellement appliquée en usage externe sur les zones meurtries après un coup, une chute ou un effort intense, pour accompagner la sensation de gêne musculaire.
Les fleurs infusées dans l'huile servaient à confectionner des baumes appliqués sur les bleus et les zones contuses, selon un usage populaire très répandu dans les régions alpines et pyrénéennes.
En cataplasme ou en compresse, la plante accompagnait traditionnellement la récupération après une activité physique soutenue, notamment chez les travailleurs de la terre et les montagnards.
Certaines traditions rurales rapportent un usage en compresse diluée sur des zones cutanées irritées, toujours en application externe et de courte durée.
Usage strictement externe : l'arnica est toxique par voie interne et ne doit jamais être ingérée sans encadrement d'un professionnel qualifié. À proscrire sur peau lésée, blessure ouverte ou muqueuses, en raison du risque d'irritation et d'absorption. Déconseillée chez la femme enceinte ou allaitante, ainsi que chez le jeune enfant. Un usage cutané prolongé ou répété peut provoquer des réactions allergiques ; en cas de doute, l'avis d'un professionnel de santé est recommandé.
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PFAF, Wikipedia