Dans les campagnes d'Asie de l'Est, l'armoise Artemisia princeps — connue sous les noms de yomogi au Japon ou de ssuk en Corée — s'est transmise de génération en génération comme une compagne du foyer et des rituels de santé. Ses feuilles argentées, séchées ou fraîches, ont nourri aussi bien les cuisines paysannes que les pratiques de moxibustion des anciens praticiens.
Les feuilles infusées étaient traditionnellement consommées après les repas pour apaiser les lourdeurs digestives et favoriser le confort intestinal.
Dans les traditions coréenne et japonaise, l'armoise était utilisée en bain de vapeur ou en décoction pour accompagner les inconforts menstruels et réchauffer le corps.
Les feuilles fraîches pilées ou l'huile infusée servaient en application locale pour apaiser les petites irritations cutanées et les piqûres.
Séchée et roulée en bâtonnets, l'armoise brûlée près de la peau (moxibustion) accompagnait depuis des siècles les pratiques traditionnelles chinoises et japonaises de rééquilibrage énergétique.
Déconseillée pendant la grossesse en usage interne, en raison de propriétés emménagogues traditionnellement rapportées. À éviter en cas d'allaitement, chez les jeunes enfants et par les personnes sous traitement médicamenteux sans avis d'un professionnel de santé. Les personnes allergiques aux plantes de la famille des Astéracées (marguerite, ambroisie, chrysanthème) doivent être prudentes. Un usage prolongé ou à dose élevée n'est pas recommandé sans encadrement, l'armoise appartenant à une famille de plantes contenant des composés à surveiller.
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PubMed, Wikipedia