L'armoise de Sante, plante des steppes et des rivages salés d'Europe orientale, fut longtemps cultivée pour ses sommités riches en substances vermifuges, notamment la santonine qui lui doit son nom. Les anciens herboristes la réservaient à un usage précis et encadré, bien loin des tisanes de tous les jours. Sa réputation traversa les siècles comme remède de campagne contre les parasites intestinaux, avant que la médecine moderne n'isole ses principes actifs.
Les sommités fleuries d'Artemisia santonicum étaient traditionnellement employées comme vermifuge, en particulier contre les ascaris et oxyures, selon les usages populaires d'Europe orientale.
Comme d'autres armoises, elle fut parfois utilisée à très faible dose pour stimuler un appétit défaillant, en raison de son amertume caractéristique.
Dans certaines traditions rurales, la plante séchée et broyée entrait dans des préparations externes destinées à éloigner les parasites du linge ou de la literie.
Son usage le plus répandu historiquement concernait le déparasitage du bétail dans les régions steppiques, avant l'apparition des traitements vétérinaires modernes.
Plante toxique à dose excessive : elle contient de la santonine, dont la marge entre dose active et dose toxique est étroite ; un usage interne ne doit jamais être improvisé. Contre-indiquée pendant la grossesse et l'allaitement, ainsi que chez les jeunes enfants, en raison de risques neurotoxiques et de possibles effets sur l'utérus. À proscrire en cas d'épilepsie ou d'antécédents convulsifs, la santonine étant réputée abaisser le seuil épileptogène. Ne pas utiliser sans l'avis d'un professionnel de santé formé aux plantes, notamment en cas de traitement médicamenteux en cours.
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