Sur les hauts plateaux arides de l'Ouest américain, l'armoise argentée dresse ses buissons gris-vert à perte de vue, embaumant l'air sec de son parfum camphré si particulier. Plante sacrée pour de nombreux peuples des Premières Nations, elle fut de tout temps compagne des purifications, des remèdes et des veillées. Son odeur, à elle seule, suffit à évoquer les grands espaces du désert.
Traditionnellement brûlée en petit fagot lors des cérémonies de purification, l'armoise argentée était utilisée pour assainir l'air d'un lieu ou d'une personne avant les rassemblements importants.
Les feuilles infusées ou mises à chauffer étaient traditionnellement respirées en vapeur pour soulager les rhumes et encombrements, selon les usages rapportés chez plusieurs peuples autochtones.
Une décoction de feuilles servait en usage externe pour laver les petites plaies ou apaiser certaines irritations cutanées, dans les pratiques traditionnelles rapportées.
À très faible dose et de façon occasionnelle, une infusion légère de feuilles était parfois employée traditionnellement comme amer pour stimuler la digestion.
Plante riche en composés aromatiques et en thuyone : à ne jamais consommer en usage interne prolongé, ni à haute dose. Déconseillée formellement pendant la grossesse et l'allaitement en raison de son potentiel emménagogue traditionnellement rapporté. Ne convient pas aux enfants en usage interne. Peut provoquer des réactions chez les personnes sensibles aux plantes de la famille des Astéracées (allergies croisées avec l'armoise commune, l'ambroisie, etc.).
Herboristeries partenaires — disponible avec le cahier détaillé.
PFAF, Wikipedia