Sous les frondaisons humides des forêts de l'Est nord-américain, l'asaret du Canada tapissait le sol de ses feuilles en cœur, discrètes gardiennes d'une racine parfumée. Les nations autochtones - Iroquois, Cherokee, Ojibwés parmi d'autres - en connaissaient de longue date les usages, transmis oralement de génération en génération. Le colon européen l'a longtemps surnommée « gingembre sauvage » en raison de son arôme piquant, sans qu'elle soit botaniquement apparentée au véritable gingembre.
La racine était mâchée ou infusée pour apaiser les maux de ventre, les ballonnements et les digestions difficiles, à la manière d'un aromatique fortifiant.
Les tribus autochtones utilisaient une décoction de racine pour accompagner les états fébriles, les rhumes et les toux, souvent en complément d'autres plantes.
En usage externe, la racine pilée ou en cataplasme servait traditionnellement à soulager les douleurs articulaires et à favoriser la cicatrisation de plaies superficielles.
Certaines traditions rapportent un emploi de la racine pour favoriser la venue des règles, un usage historique nécessitant aujourd'hui une extrême prudence et un avis médical.
Contient de l'acide aristolochique, une substance reconnue néphrotoxique et potentiellement cancérigène : l'usage interne est aujourd'hui fortement déconseillé sans avis d'un professionnel de santé qualifié. À proscrire totalement pendant la grossesse et l'allaitement en raison de son usage traditionnel emménagogue et de ses risques toxiques. Ne jamais utiliser chez l'enfant ni en cas d'insuffisance rénale préexistante. Ne pas confondre avec le gingembre véritable (Zingiber officinale) : malgré le surnom, il ne s'agit pas de la même plante ni des mêmes propriétés.
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PubMed, Wikipedia