Cultivée depuis l'Antiquité sur les rives méditerranéennes, l'asperge n'était pas seulement un mets de choix sur les tables romaines : les herboristes d'autrefois lui reconnaissaient aussi des vertus dépuratives et diurétiques. Ce sont surtout les jeunes turions et les racines qui, séchés ou décoctés, trouvaient place dans les cahiers d'herboristerie traditionnelle européenne.
La racine d'asperge était traditionnellement employée en décoction pour favoriser l'élimination de l'eau et soutenir les reins, dans une logique de drainage printanier.
Les jeunes pousses figuraient parmi les plantes de la 'cure de printemps', réputées aider à nettoyer l'organisme après l'hiver.
La décoction de racine était parfois utilisée en accompagnement des cures visant à soulager les douleurs articulaires, dans la tradition populaire européenne.
Certains herboristes anciens mentionnaient l'usage de préparations à base d'asperge pour accompagner les affections cutanées légères, en complément d'une cure interne.
Déconseillée en cas d'insuffisance rénale ou de calculs, en raison de sa teneur en purines et de son effet diurétique marqué. À éviter chez la femme enceinte ou allaitante sans avis médical, l'usage traditionnel n'étant pas suffisamment documenté sur ce plan. Ne pas utiliser à visée thérapeutique chez l'enfant sans consultation préalable d'un professionnel de santé. Les baies rouges de la plante sont toxiques et ne doivent jamais être consommées.
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