Parmi les astragales du désert américain, Astragalus amphioxys occupe une place discrète dans les savoirs des peuples des plateaux et bassins arides de l'Ouest. Sa racine, puisée dans les sols secs et caillouteux, était connue de certaines nations amérindiennes qui lui prêtaient des vertus fortifiantes, à la manière d'autres astragales employés de longue date en Asie. Le présent texte rassemble ces bribes de tradition orale et botanique, à visée purement historique.
La racine séchée était parfois utilisée en décoction légère, dans une logique de soutien général de la vitalité, à l'image d'autres astragales employés traditionnellement de par le monde.
Certaines tribus du sud-ouest américain auraient accordé à cette plante une place dans des pratiques rituelles ou protectrices, davantage symboliques que thérapeutiques.
La racine pilée ou en cataplasme aurait occasionnellement servi en usage externe, pour apaiser de petites irritations cutanées, selon des usages locaux peu documentés.
Une décoction diluée de racine était parfois bue de manière ponctuelle pour accompagner une digestion difficile, dans certaines traditions locales.
Le genre Astragalus comprend de nombreuses espèces sauvages nord-américaines toxiques (accumulatrices de sélénium ou contenant des composés neurotoxiques comme la swainsonine) ; une confusion d'espèce est un risque réel et sérieux. Astragalus amphioxys n'est pas l'astragale couramment cultivé et documenté en pharmacopée (Astragalus membranaceus) : son usage traditionnel reste peu documenté et ne doit pas être assimilé à celui de ce dernier. Déconseillé chez la femme enceinte ou allaitante, chez l'enfant, et en cas de traitement médicamenteux en cours, faute de données de sécurité suffisantes. Toute utilisation interne doit être précédée d'un avis d'un professionnel de santé ou d'un herboriste qualifié connaissant précisément l'espèce récoltée.
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PFAF, Wikipedia