Sous la canopée de la forêt atlantique brésilienne pousse le Tucum, palmier hérissé d'épines noires que les peuples de la forêt côtière ont depuis longtemps appris à respecter et à utiliser. De ses fibres robustes aux fruits huileux, chaque partie trouvait sa place dans la vie quotidienne, bien avant que la botanique n'en dresse l'inventaire.
La pulpe et l'amande du fruit, riches en huile, étaient traditionnellement consommées par les communautés locales comme complément alimentaire énergétique.
Les fibres extraites des jeunes feuilles servaient à la confection de cordages, filets de pêche, hamacs et bijoux tressés, un savoir-faire encore vivace chez certains artisans traditionnels.
L'huile extraite du fruit était utilisée de façon empirique pour assouplir et protéger la peau, à la manière d'autres huiles végétales de palmiers amazoniens.
Les graines dures, une fois polies, entraient dans la fabrication de parures et d'objets d'ornementation portés lors de certaines occasions communautaires.
Les épines du tronc et des feuilles sont longues et acérées : leur manipulation demande des gants et une grande prudence lors de la récolte. L'usage interne de l'huile ou de préparations à base de cette plante est peu documenté scientifiquement ; il est recommandé de demander l'avis d'un professionnel de santé avant toute consommation. Éviter tout usage chez la femme enceinte ou allaitante ainsi que chez le jeune enfant, faute de données de sécurité suffisantes. Ne pas utiliser en cas de plaie ouverte ou d'irritation cutanée sans avis médical préalable.
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