Parmi les broussailles arides du Sud-Ouest américain croît l'épine-vinette à fruits pourpres, arbrisseau épineux dont les racines jaunes et les grappes de baies écarlates n'ont pas échappé aux herboristes traditionnels des peuples du désert. Cousine des berbéris de l'Ancien Monde, elle partage avec eux cette écorce dorée riche en berbérine, longtemps associée aux soins du foie et de la digestion. Son usage demeure aujourd'hui plus discret, connu surtout des connaisseurs de la flore désertique nord-américaine.
L'écorce de racine, jaune et amère, était traditionnellement employée en décoction légère pour accompagner les digestions difficiles et soutenir la fonction hépatique, à la manière des autres berbéris riches en berbérine.
Une décoction diluée de l'écorce a pu servir en lavage ou compresse pour les peaux irritées, dans la lignée des usages attribués aux berbéris amers d'Amérique du Nord.
Les fruits pourpres, très acidulés, étaient récoltés par les populations locales pour être séchés, réduits en pâte ou cuits en confiture, davantage comme ressource alimentaire que comme remède.
Comme d'autres berbéris amers, la racine était parfois utilisée en tisane très diluée pour accompagner les états de fatigue passagère ou de convalescence, un usage rapporté mais peu documenté scientifiquement.
La berbérine contenue dans l'écorce et la racine est un alcaloïde actif : son usage est déconseillé pendant la grossesse et l'allaitement en raison d'un risque connu pour ces périodes. À éviter chez le jeune enfant sans avis d'un professionnel de santé. Interactions possibles avec certains médicaments (notamment anticoagulants et traitements du diabète) : demander conseil à un professionnel avant tout usage interne. Ne pas consommer les racines ou l'écorce sans préparation contrôlée ; les baies mûres, elles, sont traditionnellement consommées comme aliment en quantité raisonnable.
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