En Asie du Sud et du Sud-Est, la feuille de bétel accompagne depuis des siècles les rites de bienvenue, les cérémonies et la vie quotidienne. Mâchée traditionnellement avec la noix d'arec et un peu de chaux, elle occupe une place à part dans les pharmacopées populaires, entre plante sociale et remède de terroir.
La feuille de bétel était mâchée après les repas dans plusieurs traditions asiatiques, réputée pour favoriser la digestion et rafraîchir l'haleine.
En Inde et en Asie du Sud-Est, une infusion ou une feuille chauffée était parfois appliquée ou consommée pour apaiser la toux et les encombrements respiratoires légers.
La feuille fraîche, écrasée ou légèrement chauffée, était appliquée en cataplasme sur les petites coupures et irritations cutanées selon les usages populaires.
Mâchée seule ou en préparation, la feuille de bétel était traditionnellement utilisée pour ses propriétés aromatiques et son rôle dans l'hygiène buccale quotidienne.
L'usage prolongé du bétel, en particulier associé à la noix d'arec et à la chaux (chique de bétel), est fortement déconseillé : ce mélange est reconnu comme facteur de risque pour la santé buccale et est classé cancérigène par les autorités sanitaires. La feuille seule, en usage occasionnel et externe, présente moins de risques, mais toute utilisation régulière ou prolongée doit être discutée avec un professionnel de santé. À éviter chez la femme enceinte ou allaitante, ainsi que chez l'enfant, en l'absence de données rassurantes. Ne pas utiliser en automédication en cas de lésion buccale, de traitement médicamenteux en cours ou de terrain à risque (tabac, alcool).
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PFAF, PubMed