Le bois piquant, que les peuples des forêts côtières du Pacifique nommaient parfois « bâton du diable » tant ses tiges hérissées d'épines inspiraient le respect, occupait une place de choix dans la pharmacopée des Premières Nations d'Amérique du Nord. On le considérait à la fois comme un remède du corps et comme une plante de protection, employée avec autant de précaution que de vénération.
L'écorce interne, préparée en décoction ou en cataplasme, était traditionnellement utilisée par les guérisseurs autochtones pour apaiser les douleurs articulaires et musculaires.
On rapporte l'usage de décoctions d'écorce pour accompagner les rhumes, les toux et divers maux de gorge dans les traditions des peuples côtiers du Pacifique.
Certaines traditions mentionnent l'écorce comme remède pour soutenir la digestion et faire face aux états fébriles, souvent en petites quantités.
Le cataplasme d'écorce était parfois appliqué localement sur les plaies, furoncles ou irritations cutanées selon des usages transmis oralement.
L'écorce fraîche et les épines sont irritantes pour la peau et les muqueuses ; leur manipulation requiert des gants et une grande prudence. Cette plante n'est pas recommandée aux femmes enceintes ou allaitantes, faute de données suffisantes sur son innocuité. Un usage interne prolongé ou à forte dose n'est pas documenté comme sûr : l'avis d'un professionnel de santé ou d'un herboriste expérimenté est indispensable avant toute prise. Les interactions avec des traitements médicamenteux en cours n'ont pas été étudiées de façon approfondie ; la prudence s'impose en cas de pathologie chronique.
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