Le bouleau jaune, arbre majestueux des forêts froides d'Amérique du Nord, était vénéré par de nombreux peuples autochtones qui utilisaient son écorce odorante et ses feuilles à de multiples fins. Son parfum de wintergreen caractéristique, dû à la présence naturelle de salicylate de méthyle, le distinguait des autres bouleaux et lui valut une place particulière dans les traditions herboristes. Les colons européens en héritèrent à leur tour certains usages, mêlant savoirs autochtones et pratiques populaires.
L'écorce, de par son parfum et ses propriétés proches de celles de la gaulthérie, était traditionnellement employée en usage externe pour soulager les douleurs musculaires et articulaires.
Les feuilles étaient infusées par les herboristes traditionnels pour accompagner la digestion et favoriser l'élimination, dans une visée dite « dépurative » propre aux cures de printemps.
En décoction ou en compresse, les feuilles et l'écorce étaient utilisées localement pour apaiser certaines irritations cutanées mineures.
Certaines communautés autochtones rapportaient l'usage de préparations à base d'écorce ou de feuilles lors des refroidissements saisonniers, en soutien général de l'organisme.
L'écorce contient naturellement du salicylate de méthyle, apparenté à l'aspirine : à éviter en cas d'allergie aux salicylés, de traitement anticoagulant ou chez les personnes sous traitement médicamenteux au long cours. Usage externe des préparations concentrées d'écorce déconseillé sur peau lésée ou en grande quantité, en raison du risque d'irritation. Déconseillé aux femmes enceintes ou allaitantes ainsi qu'aux jeunes enfants, faute de données de sécurité suffisantes. L'huile essentielle éventuellement obtenue de l'écorce est fortement concentrée en salicylate de méthyle et ne doit jamais être ingérée ni appliquée pure ; l'avis d'un professionnel est indispensable avant toute utilisation.
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PFAF, Wikipedia