Originaire d'Extrême-Orient, le mûrier à papier accompagne depuis des siècles les artisans et les herboristes d'Asie. Son écorce fibreuse, célèbre pour la fabrication du papier washi et du tapa polynésien, cache aussi une longue tradition d'usages internes, notamment dans la médecine chinoise ancienne où le fruit était considéré comme tonique.
Dans la pharmacopée chinoise ancienne, le fruit séché de Broussonetia papyrifera (Chu Shi Zi) était employé comme tonique, réputé soutenir la vitalité et la vue chez les personnes âgées.
La sève et l'écorce étaient traditionnellement appliquées en usage externe pour apaiser certaines irritations cutanées et favoriser la cicatrisation superficielle.
Le fruit était associé, dans la médecine traditionnelle chinoise, à un soutien de la fonction rénale et du dos, notion à comprendre selon la théorie énergétique de cette médecine plutôt qu'au sens biomédical moderne.
Une décoction légère à base d'écorce ou de fruit était parfois utilisée traditionnellement pour accompagner une digestion difficile, dans un cadre de médecine populaire.
Usage interne à réserver à un encadrement par un professionnel de santé ou un praticien formé, les données de sécurité modernes étant limitées. Grossesse et allaitement : à éviter par manque de données fiables sur l'innocuité. Ne pas utiliser chez l'enfant sans avis spécialisé. La sève fraîche peut être irritante pour certaines peaux sensibles ; un test cutané préalable est recommandé.
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