Grimpante des haies et des lisières, la bryone dioïque fut longtemps surnommée "navet du diable" ou "vigne blanche" par les campagnes européennes, qui redoutaient autant qu'elles utilisaient sa grosse racine tubéreuse. Les anciens herboristes la classaient parmi les remèdes puissants, réservés à des mains expérimentées, tant son usage exigeait prudence et savoir précis.
La racine râpée était traditionnellement appliquée en cataplasme sur les articulations douloureuses ou les rhumatismes, à la manière d'un révulsif local.
Autrefois, de très faibles préparations à base de racine séchée étaient employées dans certaines campagnes pour les toux tenaces, un usage aujourd'hui abandonné en raison de sa toxicité.
Dans plusieurs régions rurales, la bryone était utilisée en médecine vétérinaire traditionnelle, notamment pour les coliques du bétail, usage aujourd'hui tombé en désuétude.
La racine préparée en macération était parfois utilisée en friction externe pour favoriser la résorption des ecchymoses et contusions.
Plante toxique dans toutes ses parties, en particulier la racine et les baies rouges qui peuvent être mortelles en cas d'ingestion, notamment chez l'enfant. Usage interne fortement déconseillé sans encadrement par un professionnel de santé qualifié en phytothérapie. Contre-indiquée pendant la grossesse et l'allaitement en raison de propriétés irritantes et potentiellement abortives rapportées historiquement. Le contact prolongé de la racine fraîche peut provoquer des irritations cutanées ; éviter tout usage sur peau lésée.
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