Discret habitant des tourbières et des marais du Nord de l'Amérique, le Carex oligosperma n'a jamais occupé une place de choix dans les cahiers d'herboriste. Les peuples autochtones des régions boréales connaissaient surtout cette laîche pour ses usages utilitaires plutôt que pour ses vertus curatives. Sa présence dans l'Herbier des Anciens tient davantage à sa valeur écologique et ethnobotanique qu'à une tradition médicinale étoffée.
Les longues feuilles fibreuses de cette laîche des tourbières auraient été employées par certains groupes autochtones pour le tressage de nattes ou de cordages rudimentaires.
Dans les zones humides du Nord, cette plante faisait partie des herbes hautes parfois fauchées pour nourrir le bétail, notamment avant l'assèchement des tourbières à des fins agricoles.
Sa présence servait traditionnellement de repère aux cueilleurs et trappeurs pour identifier les zones tourbeuses, riches en d'autres ressources végétales recherchées.
Les usages internes ou médicinaux de cette plante ne sont pas documentés de manière fiable ; aucune consommation ne peut être recommandée. La confusion avec d'autres carex ou plantes de zones humides est possible et peut présenter des risques ; une identification botanique certaine est indispensable avant toute manipulation. Les tourbières abritant cette espèce sont souvent des milieux fragiles et parfois protégés : se renseigner sur la réglementation locale avant toute récolte. En l'absence de documentation solide sur d'éventuels effets, l'avis d'un professionnel de santé ou d'un botaniste qualifié est recommandé avant tout usage.
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PFAF, Wikipedia