Petite rosace couchée dans l'herbe rase des pâturages d'altitude, la carline acaule fut longtemps surnommée « baromètre des bergers », car ses bractées se referment à l'approche de la pluie. Dans les cahiers d'herboristes de montagne, sa racine tenait une place de choix, réputée pour soutenir la digestion et purifier l'organisme au sortir de l'hiver.
La racine de carline était traditionnellement employée pour stimuler un appétit paresseux et favoriser une digestion difficile, notamment après des repas copieux.
Considérée comme dépurative, elle entrait dans les cures de printemps destinées à « nettoyer le sang » selon la tradition populaire des régions alpines.
En usage externe, une décoction de racine était parfois appliquée en compresse sur des peaux irritées, dans certaines pratiques rurales anciennes.
Certains cahiers d'herboristerie de montagne mentionnent son usage pour accompagner les affections bronchiques légères, en complément d'autres plantes.
Plante protégée dans plusieurs régions d'Europe : ne jamais la déraciner dans la nature, se fournir uniquement auprès d'un producteur ou d'une herboristerie. Usage interne à réserver à l'adulte, sous l'avis d'un professionnel de santé ou d'un herboriste qualifié, en raison d'un manque de données sur la posologie sûre. Déconseillée pendant la grossesse et l'allaitement, faute de données suffisantes. Ne pas utiliser chez l'enfant ; en cas de traitement médicamenteux en cours, demander conseil avant toute utilisation.
Herboristeries partenaires — disponible avec le cahier détaillé.
PFAF, Wikipedia