Le Caulophyllum, que les tribus algonquiennes et iroquoises appelaient parfois « racine à squaw », occupait une place discrète mais respectée dans la pharmacopée des femmes d'Amérique du Nord. Les colons et médecins éclectiques du XIXe siècle en firent l'une des plantes emblématiques de l'accompagnement de la maternité, transmise de guérisseuse en guérisseuse à travers les forêts de l'Est du continent.
La racine était traditionnellement employée par les sages-femmes amérindiennes dans les dernières semaines de grossesse, réputée préparer le corps à l'accouchement. Cet usage historique reste strictement réservé à un encadrement médical ou de sage-femme.
On lui prêtait traditionnellement une action apaisante sur les douleurs et irrégularités du cycle menstruel, dans la continuité des usages dits « emménagogues » de la médecine populaire.
Certaines sources ethnobotaniques rapportent un usage en décoction contre les douleurs articulaires et rhumatismales, notamment chez les peuples des Grands Lacs.
La racine était parfois consommée en très petite quantité comme amer digestif traditionnel, bien que cet usage soit resté secondaire face à ses emplois gynécologiques.
Plante à manier avec une extrême prudence : elle contient des alcaloïdes et glycosides réputés actifs sur l'utérus et le système cardiovasculaire. Formellement déconseillée pendant la grossesse en dehors d'un encadrement par une sage-femme ou un médecin, en raison de son usage traditionnel lié au travail de l'accouchement. Contre-indiquée chez l'enfant, et à éviter en cas de pathologie cardiaque ou de traitement en cours, du fait d'interactions possibles. Ne jamais utiliser les graines ni la racine sans avis professionnel qualifié en phytothérapie ou en herboristerie clinique.
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PFAF, Wikipedia