Le Chlorogalum pomeridianum, plus connu sous le nom de "soap plant" ou "amole", croît dans les collines et prairies sèches de la côte pacifique nord-américaine. Les peuples autochtones de Californie lui reconnaissaient de nombreux usages, du savon naturel tiré de son bulbe fibreux aux préparations médicinales appliquées sur la peau. Cette plante bulbeuse au feuillage ondulé et à la fleur nocturne discrète occupe une place particulière dans les cahiers d'ethnobotanique du Nouveau Monde.
Le bulbe écrasé et mêlé à l'eau produisait une mousse savonneuse utilisée traditionnellement pour laver la peau et les cheveux. Cet usage externe est le plus ancien et le mieux documenté chez les peuples autochtones de Californie.
Le bulbe pilé en cataplasme était appliqué localement sur les piqûres d'insectes, les irritations et certaines affections de la peau selon les usages rapportés par les tribus côtières.
Les fibres externes du bulbe, une fois séchées, servaient traditionnellement à la confection de brosses et de petits objets tressés, un usage utilitaire autant que médicinal.
Certaines sources ethnobotaniques mentionnent un usage interne ponctuel du bulbe en très petite quantité, mais cet usage est peu documenté et considéré comme risqué en raison des saponines qu'il contient.
Le bulbe contient des saponines pouvant être irritantes ou toxiques en cas d'ingestion importante ; tout usage interne est à éviter sans avis d'un professionnel qualifié. L'usage externe (savon, cataplasme) doit être testé sur une petite zone de peau au préalable, certaines personnes pouvant présenter une sensibilité cutanée. À proscrire chez la femme enceinte ou allaitante et chez les jeunes enfants, faute de données suffisantes sur l'innocuité. Ne pas confondre avec d'autres bulbes sauvages ressemblants lors de la récolte ; une identification botanique certaine est indispensable.
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PFAF, Wikipedia