Dans les hautes terres andines, la feuille de coca accompagne depuis des millénaires la vie quotidienne des peuples quechua et aymara, bien avant que son nom ne soit associé aux dérivés qui en ont fait la réputation controversée. Mâchée, infusée ou offerte en rituel, elle occupait une place centrale dans l'endurance, le partage et le sacré. Les chroniques coloniales espagnoles notent déjà, avec étonnement, l'usage constant qu'en faisaient les habitants des Andes.
Traditionnellement mâchée ou infusée par les populations andines pour atténuer les effets de l'altitude (soroche) et soutenir l'endurance lors des travaux physiques prolongés.
L'infusion de feuilles était traditionnellement bue après les repas pour apaiser les maux d'estomac et faciliter la digestion en altitude.
Mâchée avec une pincée de chaux ou de cendre (llipta), la feuille était utilisée pour repousser la faim, la soif et la fatigue lors des longs trajets ou travaux agricoles.
La feuille de coca tenait un rôle sacré dans les cérémonies andines, offerte à la Pachamama et partagée comme symbole d'hospitalité et de lien communautaire.
Plante classée comme stupéfiant dans de nombreux pays, dont la France : sa possession, sa culture et son usage sont strictement interdits en dehors de tout cadre légal. Contient des alcaloïdes (dont la cocaïne à l'état naturel) pouvant entraîner dépendance et effets cardiovasculaires notables ; toute utilisation doit être exclue sans encadrement médical et légal strict. Déconseillée en cas de grossesse, d'allaitement, de troubles cardiaques, d'hypertension ou de troubles anxieux. Ne jamais associer à d'autres substances stimulantes ou à des traitements médicamenteux sans avis d'un professionnel de santé.
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